Le président du directoire de l’USM El-Harrach (Ligue 1 algérienne de football) Mohamed Laib a affirmé samedi qu’il n’allait pas retenir « contre son gré » l’entraîneur tunisien de l’équipe Hamadi Edou, démissionnaire vendredi à l’issue du match nul concédé à domicile (0-0) face à l’ES Sétif, en ouverture de la 16e journée du championnat.

« Je ne peux pas retenir un entraîneur contre son gré. Il a annoncé sa démission vendredi mais au jour d’aujourd’hui, nous n’avons rien reçu de sa part. Dans le cas où son départ sera notifié, nous allons prendre nos dispositions pour trouver son successeur », a indiqué à l’APS Mohamed Laib. Hamadi Edou, ancien entraîneur du CS Sfaxien (Ligue 1/Tunisie), entre autres, avait succédé en octobre 2017 à Younes Ifticen, qui a également jeté l’éponge suite aux mauvais résultats enregistrés par le club banlieusard.

« Il ne faut pas se voiler la face, la mission du maintien s’annonce très difficile, mais ça reste jouable. Nous sommes arrivés dans un contexte difficile au moment où le club a touché le fond », a souligné Laib, qui compose le directoire du club en compagnie de Nacereddine Baghdadi et Djaffar Bouslimani. Ce directoire a été installé en décembre dernier, suite à la démission de l’ancien président Fayçal Bensemra. Toutefois, l’ancien responsable du club n’a pas encore restitué les documents.
« En dépit du fait que Bensemra ait signé le procès-verbal de la dernière assemblée générale extraordinaire du Conseil d’administration, il refuse de restituer les documents nécessaires dont le registre de commerce et le cachet du club. Nous avons déposé une plainte et le tribunal statuera sur cette affaire dimanche, j’espère que nous aurons gain de cause», a expliqué Laib. L’USMH est confrontée depuis le début de la saison à une crise interne qui s’est répercutée négativement sur les résultats de l’équipe, laquelle a bouclé la phase aller du championnat en position de relégable (14e, 13 points). Une situation qui a poussé à plusieurs reprises les supporters du club à organiser des sit-in devant le siège de l’Assemblée populaire communale (APC) d’El-Harrach pour demander le départ des dirigeants, notamment Bensemra. (APS)