L’année 2017 consomme ses ultimes instants. Déjà !, serait-on tenté de s’exclamer, au vu de la vitesse du temps qui poursuit sa course intenable et prend de vitesse 365 autres jours et leurs lendemains et surlendemains sans nous autoriser à regarder nos journées s’écouler.

2017 se conjugue déjà au passé récent, et de nombreux Algériens souhaiteraient qu’il se conjugue au passé lointain ou à d’autres temps encore antérieurs qui relègueraient l’éprouvant exercice socioéconomique ayant marqué les douze derniers mois de leur existence au rang des souvenirs aptes à mettre aux oubliettes.
Sur le plan socioéconomique, les temps ont été durs pour tout le monde. Ou presque tout le monde. Des efforts par-ci, et des restrictions par-là se sont encore imposés au commun des citoyens. Souvent dans le poids de sacrifices quasiment impossibles à soutenir ou à assumer.
La vie déjà très chère au temps de l’aisance financière d’un pétrole coulant à flots de 100 dollars, et plus, le baril l’est devenu encore plus dans une année à valeur de baromètre de la crise déclenchée par la chute, impossible à compenser, de ce même baril depuis 2014. Le pouvoir d’achat rachitique a, fatalement, pris un sérieux coup d’inflation qui a fini par lui confisquer tout ce qui pouvait lui subsister de semblant de pouvoir. En plus de la crise, la spéculation a de nouveau sévi pour tirer une nouvelle fois son épingle d’un jeu où les règles commerciales sont mises sur la touche pour laisser les barons combiner à leur guise et faire gagner des stratagèmes tactiques diaboliques dont ils sont seuls à posséder la formule.
Mais les Algériens, connus pour être aguerris aux scénarios les plus imprévisibles, ont continué à vaquer, chacun de son côté, à leur quotidien, en allant puiser dans leurs économies d’espérances, sous escorte de l’apaisant adage « Demain sera un jour meilleur ».
Souhaitons alors que 2018 sera aussi une année meilleure.