La mot d’ordre de grève lancé par des commerçants frondeurs qui contestent leurs représentants à leur tête le coordinateur au sein du bureau de wilaya, dont ils demandent le départ et l’organisation de nouvelles élections, n’est pas du gout de l’UGCAA et de son secrétaire général, M. Salah Souilah. Dans un communiqué dont Reporters détient une copie et signé par le SG de l’UGCAA, la grève est considérée comme « illégale et injustifiée. (…), ses motifs sont non convaincants et son objectif est de servir les intérêts personnels » de ses auteurs, stigmatisant, au passage « leurs agissements » et considère « irrecevables (leurs) revendications car touchant au fonctionnement organique de l’organisation.» De fait, Salah Souilah appelle les commerçants de Tizi-Ouzou à ignorer l’appel à la grève qui leur a été lancé. Il considère que l’objectif vise à satisfaire « des intérêts personnels et des menées politiques ». Salah Souilah qui dénie toute appartenance des commerçants qui appellent à la grève et qui mènent la fronde contre le bureau de wilaya de l’UGCAA attire l’attention sur leurs actes «(qui) ouvrent la voie à ceux qui veulent porter atteinte à l’UGCAA et à l’Algérie et à saper la sécurité et la stabilité du pays ». De son côté, M. Djebbar Samir, l’un des animateurs de la contestation, appelle à la grève et à un rassemblement devant le siège de wilaya de l’UGCAA pour le 26 février prochain.