La cour pénale près la cour de justice d’Alger a ouvert, hier, un procès pour corruption des cadres de la Société nationale des tabacs et allumettes en Algérie (SNTA) par deux entreprises grecques.
Les deux présumées entreprises grecques auraient versé des pots-de-vin pour obtenir des contrats non conformes au cahier des charges pour l’investissement dans la société nationale. 
Le présumé coupable aurait reçu une somme de 167 400 euros et 110 000 euros des deux entreprises grecques, ainsi que 30 000 euros du chargé commercial d’une entreprise tunisienne. 
L’enquête a débuté lorsque les services de police ont reçu des informations selon lesquelles un cadre de la SNTA aurait perçu des pots-de-vin en contrepartie des contrats de fournitures de la société chargée de fournir la matière première du tabac et d’emballage, et ce, en leur assurant des informations sur les besoins de l’entreprise et sa stratégie grâce à son intervention au niveau de la commission des marchés de la SNTA. Selon l’enquête, le cadre aurait donné des instructions écrites et orales pour modifier les critères des matériaux recommandés dans l’avis d’appel d’offres nationales et internationales lancé pas la SNTA, le 20 décembre 2011, pour l’achat des matières premières pour la fabrication du tabac (noir et blanc). Pour rappel, 13 entreprises étrangères se sont présentées pour cet appel d’offres, y compris les deux sociétés grecques.