Un sérieux handicap à la limite du rédhibitoire, la JS Kabylie a un pied et 4 orteils en dehors de la Coupe de la Confédération CAF.

Déplumés face au Monrovia Club Breweries en s’inclinant lourdement 3 buts à 0 lors du match aller au Libéria, les Canaris vont essayer de refaire un retard conséquent au stade de 1er-Novembre 1954 à Tizi-Ouzou. Nouveau coach, nouveau souffle, les « Lions du Djurdjura » espèrent profiter de cette seconde manche pour commencer un nouveau chapitre.

Tout d’abord, il faudra y croire. Par la suite, essayer d’y mettre les ingrédients pour remonter tout ce terrain cédé et essayer de bien finir la rencontre. La JS Kabylie a besoin de trouver le chemin des filets (3 fois au minimum) et, surtout, de ne pas en encaisser, pour s’éviter la sortie prématurée. Seulement voilà, le sigle Kabyle ne marque pas beaucoup depuis le début de la saison. Dix buts en 17 matchs joués au total. Le rapport est très faible avec une équipe qui tourne à moins d’un but par match. Comment espérer que la ligne offensive en mette trois ? Ça sera très délicat. De surcroit, à domicile, les coéquipiers de Malik Asselah, qui ne sera pas dans les cages pour cette rencontre en guise de sanction pour une bourde commise lors de l’acte I à Monrovia, sont poursuivis par une véritable malédiction. Une seule victoire qui remonte au 24 décembre contre le CR Belouizdad, lors des 9 fois où ils ont évolué dans leur antre où les travées sont souvent vides. Les supporters boudent la formation gérée par le président Mohand-Chérif Hannachi. Pour cette opposition africaine, le chairman espère que les inconditionnels rompent le boycott et viennent soutenir les poulains du tandem Rahmouni – Moussouni qui a pris les rênes de la barre technique après le départ du driver tunisien Sofiane Hidoussi. «C’est un match de Coupe d’Afrique qui nous attend ce dimanche. L’équipe est prête pour le rendez-vous et nous nous attendons à un soutien du public. J’espère que les véritables supporters prendront conscience de l’enjeu du match et de la situation qui exige leur soutien. J’espère que les joueurs évolueront devant des gradins archicombles ce dimanche soirée, a appelé le boss de la JSK. Revenant sur la débâcle subie en terre libériennes il assure que les joueurs ont « oublié le match aller. La page de la défaite est tournée et nous travaillons pour réaliser un bon résultat ce dimanche soir. Les joueurs doivent réagir et remonter le retard pour gagner ce match et faire plaisir à nos supporters. Je le dis et je le redis encore plusieurs fois, la situation du club ne restera pas en l’état actuel et nous mobiliserons tous les moyens possibles pour l’améliorer et éloigner l’équipe de la zone rouge. Nous comptons trois matchs en retard, on va les aborder avec l’esprit de gagneurs.»

Le besoin de 12e homme !
Pour sa part, le premier responsable du Comité de supporters, Sid-Ali Asli, juge qu’« il est temps d’enterrer la hache de guerre et passer à autre chose. L’avenir de la JSK passera avant tout. On doit laisser nos différends de côté pour le bien de cette équipe. Personnellement, j’ai parlé aux joueurs pour leur transmettre le message des supporters, qui leur demandent de mouiller le maillot. On sait que la situation est délicate, alors nous avons décidé de rester aux côtés de l’équipe. Nous allons remplir les gradins pour la qualification de l’équipe au prochain tour. Les joueurs doivent fournir beaucoup d’efforts pour parvenir à se réconcilier avec les amoureux de cette équipe». Chez les acteurs principaux de la partie, l’envie de bien faire est là. Même si le défi est très compliqué. «Certes, il a été difficile pour nous de digérer la défaite au match aller par le score de trois buts à zéro, néanmoins, cela ne nous a pas empêchés de travailler et préparer le match retour avec l’objectif de remonter ce score. Nous préservons encore des chances de passer au tour suivant pour peu qu’on réagisse au match retour devant nos supporters. On doit croire en nos capacités et donner tout ce qu’on a dans les tripes pour marquer quatre buts. Devant un adversaire qui n’a rien d’un foudre de guerre, je reste optimiste. Personnellement je pense qu’on peut espérer une qualification ce dimanche soir devant nos supporters qui sonnera le véritable déclic», conçoit le milieu défensif Adel Djerrar. Les traditions et la réputation africaines sont pour la JSK qui a déjà triomphé dans cette même compétition (avant qu’elle change d’appellation) avec l’historique triplé lors des éditions (2000, 2001 et 2002). Sans oublier les deux sacres en Ligue des champions en 1981 et 199. Un temps lointain que beaucoup aimeraient revivre. Pour cela, il faudra une révolte footballistique ce soir pour prolonger l’aventure continentale.