Coïncidant avec la vague de froid que traverse la région, à l’instar de celles de tout le pays, la panne de la chaudière de l’école Djermane-Mohamed, localisée sur le flanc du mont Sidi R’ghiss, surplombant la ville et caractérisé par un froid rigoureux en saison hivernale, a fait réagir énergiquement les parents d’élèves et les enseignants au milieu de la semaine dernière.

Mais les élèves de l’école en question, située à la cité An Nasr, ne sont pas au bout de leur peine puisque ce n’est pas le premier cas de défaillance du chauffage, selon les parents. Une situation qui a contraint les enseignants à pratiquer des mouvements sportifs pour les réchauffer avant d’entamer les cours. Le froid est si fort que les élèves n’arrivent pas à tenir leur stylo, selon leurs enseignants. Ce qui a soulevé la colère des parents qui n’ont pas hésité à garder leurs enfants à la maison en attendant que la situation s’améliore. Cette initiative est soutenue par des enseignants qui ont protesté contre les conditions déplorables de l’exercice de leur fonction et pour les élèves dans une école manquant de tout. Ces derniers relèvent, en plus du chauffage, de nombreuses insuffisances au niveau de l’établissement en dépit de sa localisation dans le chef-lieu de wilaya. Il s’agit du manque d’hygiène, notamment pour ce qui est des sanitaires, laissant à désirer en raison de l’insuffisance d’agents, un éclairage faible, de faibles moyens et équipements pédagogiques permettant aux enseignantset aux élèves d’évoluer dans de meilleures conditions.
Des sources communales concordantes ont fait part de la nécessité de la prise en charge de tous les problèmes de l’école en question en rapport avec les moyens dont dispose la commune.
Dans ce sillage, la même source fait état du recrutement d’une dizaine d’agents affectés aux écoles. Tout en annonçant la prise en charge de la panne de la chaudière, les mêmes sources rappellent les travaux d’aménagement et réhabilitation entamées dans une douzaine d’établissements scolaires et d’autres opérations démarreront incessamment. Enfin, la situation vécue par une ancienne école du chef-lieu de wilaya, fréquentée par les enfants habitant les hauteurs de la ville, se doit d’être prise en charge par la commune pour que les élèves suivent une scolarité normale, à l’instar des autres écoles du chef-lieu de wilaya.