Dans le cadre des préparations pour les prochaines élections législatives, prévues le 4 mai, le président du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounès, a animé hier un meeting populaire dans la wilaya de Téssemsilt.

Après la wilaya de Chlef, le patron du MPA a animé, hier, un meeting populaire dans la wilaya de Téssemsilt, ville dans laquelle il a abordé plusieurs thématiques et sujets d’actualité. Non sans virulence, Amara Benyounès s’est attaqué à certains partis de l’opposition, notamment islamistes, et sans lésiner sur les mots, il avertit également de rester loin de «l’argent sale lors du prochain rendez-vous électoral», appelant à une «campagne propre». L’occasion d’inviter les citoyens à se diriger en masse vers les urnes pour voter le 4 mai prochain, car les élections législatives, a-t-il estimé, «sont une étape très importante pour choisir des élus qui seront les premiers à établir le contact avec les citoyens, à gérer leurs affaires». Le président du MPA a également fait remarquer que sa formation politique, de création récente, a déjà pu se positionner confortablement à l’échelle nationale en termes de nombre de listes de candidatures pour les prochaines échéances. D’un ton ferme, il récidive en parlant même de la menace islamiste et intégriste qui pèse sur les prochaines élections législatives. Il a, en outre, tiré sur les formations politiques qui ont opté pour le boycott des prochaines élections législatives, faisant allusion au parti Talaie El Hourriyet d’Ali Benflis, mais également celles qui se sont lancées dans la joute électorale tout en anticipant sur la fraude. «La fraude électorale évoquée prématurément par certains partis politiques concomitamment avec leur entrée en lice s’avère être dangereuse et préjudiciable au moral du citoyen», a-t-il dénoncé à propos. Pour la démoralisation, Amara Benyounès appelle à une participation massive des électeurs aux prochaines élections législatives. Entamant le volet économique, le numéro un du MPA veut aller très vite dans les réformes. D’ailleurs, il juge assez lent le rythme actuel dans la conduite des réformes, tout en réaffirmant son soutien au gouvernement actuel. «Aujourd’hui ces réformes sont incontournables, il y va de notre souveraineté. Il faut réformer le secteur bancaire et le foncier industriel», souligne Amara Benyounès. De ce fait, il a jugé que certains secteurs sont au ralenti. Il a dénoncé notamment l’accès difficile au foncier industriel, le système bancaire et la politique actuelle de subventions des produits. Il a dénoncé le secteur informel qui représente « 60% de l’économie». «C’est le cancer de l’économie algérienne. Il faut que la loi s’applique. C’est une vraie menace pour notre économie». Sur le volet sécuritaire, le président du parti a appelé les citoyens à la vigilance afin de préserver la paix et l’unité nationale. Pour lui, «le plus important actuellement en Algérie, c’est de préserver la stabilité et la paix et de rester vigilant».