L’Alliance islamiste compte sur la conjugaison des efforts des trois partis qui la composent pour réaliser un bon score lors des législatives du 4 mai.

C’est avec un léger retard sur le timing fixé et l’absence remarquée de ses leaders que l’Alliance islamiste, Mouvement Ennahda-parti El Adala-Mouvement El Binaa, a tenu hier, au Cercle El Moudjahid à Alger, une rencontre nationale regroupant les femmes cadres qui la composent.
Les intervenantes ont axé leur discours sur «l’œuvre d’unification du courant islamiste algérien». «Les élections ne sont qu’une étape temporaire», a affirmé d’emblée la députée d’El Binaa et transfuge du Front du changement, Ismahane Sermouk-Mokrane. En aparté, elle déclare ne pas cacher sa suspicion à l’égard des garanties mises en avant par les autorités publiques quant à un scrutin transparent et à la régulière. «Nous en avons à dire sur les précédentes élections mais pour le scrutin à venir, en cas de fraude, nous les dénoncerons». Cependant, la Haute instance indépendante de surveillance des élections bénéficie, pour le moment, d’un jugement favorable et la représentante du courant islamiste se dit confiante, autant pour la confection des listes de candidatures pour les législatives que pour déléguer des observateurs à travers la totalité des bureaux et centres de vote du pays. Elle dit compter sur la conjugaison des efforts des trois partis de l’Alliance. Pour sa part, Mme Farida Rahal, animatrice de la rencontre et militante d’El Binaa, l’avait précédée avec un discours de circonstance sur un ton de prêche religieux et à travers lequel elle a salué la présence massive des cadres dirigeants, des cadres de wilaya et les militants et militantes, adhérents ou sympathisants des trois partis islamistes susmentionnés. Elle a également insisté sur l’unité et l’union des partis du courant islamiste, en prévision, pour le moment présent, des législatives du 4 mai et des élections locales. Mme Rahal n’a pas manqué de haranguer l’assistance avec un discours populiste dans lequel les notions «unité» et «union» ont été longuement répétées. Elle est même allée plus loin en disant que l’Alliance islamiste est un «cadre stratégique» de l’action politique et que, à terme, elle œuvre à «renforcer le front interne». Elle a justifié l’option participationniste, assurant que le courant islamiste est une «force réformatrice qui n’a présenté nulle concession mais, au contraire, a réalisé une promotion». «Les femmes d’hier ont libéré le pays. Celles d’aujourd’hui vont construire le pays», dit-elle. La représentante du parti El Adala, Mme Meriem Khrouf, a, enfin, lancé que les islamistes «n’ont qu’un seul chemin, une seule main, un seul pas, une seule Algérie». «La victoire est devant nous», s’est-elle exclamée, confiante quant aux voix et postes de députation qu’est en mesure de rafler l’Alliance islamiste.