Un projet en phase de finalisation devrait voir le jour dans le secteur de l’énergie renouvelable grâce à l’association d’entreprises algériennes et sud-africaines. L’annone en a été faite lors d’une rencontre bilatérale hier à la CACI. On évoque un projet d’investissement d’un milliard de dollars.

Selon Madyo Manone, conseillère économique auprès de l’ambassade de la République sud-africaine à Alger, le montant de cet investissement s’élève à un milliard de dollars. « Il s’agit d’un investissement dans le cadre du partenariat, dans le domaine des énergies renouvelables. Le montant de cet important investissement est d’un milliard de dollars », révèle notre interlocutrice qui s’est abstenue de donner plus de détails, se contentant de nous dire qu’une rencontre est prévue prochainement au niveau du ministère de l’Industrie sur ce sujet. Elle a également ajouté que l’entreprise sud-africaine possède déjà des activités dans un pays proche de l’Algérie. Si ce projet venait à se réaliser, il constitue le plus important investissement sud-africain en Algérie. Jusque-là, les rapports économiques entre les deux pays se limitaient pratiquement à l’activité commerciale. La rencontre d’hier a été organisée justement pour favoriser le contact entre la communauté d’affaires des deux pays, pour mieux se connaître, en premier lieu, ensuite, tisser des relations d’affaires pouvant aboutir à des investissements. Actuellement, « les échanges économiques algéro-sud-africains ne reflètent pas le potentiel des deux pays », a indiqué l’ambassadeur sud-africain, Dlomo Denis, qualifiant « l’économie algérienne et sud-africaine de complémentaire». Pour convaincre les hommes d’affaires algériens à travailler avec leurs homologues sud-africains, les services économiques de la représentation diplomatique du pays de Nelson Mandela comptent organiser prochainement quatre rencontres régionales (Est, Ouest, Centre et Sud du pays) pour se rapprocher encore plus des opérateurs algériens. Par ailleurs, un voyage d’hommes d’affaire algériens en Afrique du Sud sera organisé par l’ambassade, pour découvrir l’économie sud-africaine et faire connaissance avec les investisseurs locaux. Pour sa part, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Titteri, Hadef Abderrahmane, a considéré que cette rencontre doit être saisie par les opérateurs algériens pour trouver des nouveaux débouchés pour la production nationale. Il a estimé que « la production nationale est en train de se développer qualitativement et quantitativement ». D’ici quelques années, « certaines filières seront saturées tellement la production est abondante d’où la nécessité de trouver de nouveaux marchés», a-t-il expliqué, estimant que « l’Afrique du Sud est une opportunité idéale et une destination à renforcer pour la production nationale ». Hadef motive cette option par le fait que l’Afrique du Sud est essentielle dans la zone économique SADC qui regroupe 14 pays du continent. Cette zone économique est un marché de 200 millions d’habitants. « C’est un marché immense, essentiel pour les entreprises algériennes de s’y greffer», a-t-il préconisé, visiblement convaincu par l’intérêt que présente la plus grande puissance économique du continent. L’Afrique du Sud a exporté vers l’Algérie pour un montant de près de 300 millions dollars en 2014. Les produits exportés sont essentiellement des véhicules, des produits alimentaires, des petits avions et des navires. Dans le sens contraire, 3,5 millions (seulement) d’importations proviennent du marché algérien représentant les produits minéraux, le plâtre, le cuir et le ciment.