Pour contester leur emprisonnement, une dizaine de détenus à la prison de Ménéa, de Ghardaïa, a engagé une grève de la faim depuis avant-hier. « Ils dénoncent leur emprisonnement et exigent leur libération, mais aussi pour apporter leur soutien à Kameleddine Fekhar », a indiqué leur avocat Me Salah Dabouz.

Selon lui, ces détenus «ignorent jusqu’aux griefs retenus contre eux», d’où « leur décision d’engager une grève de la faim comme dernier recours ». Sur un autre volet, l’avocat a dénoncé l’état dans lequel se trouvent actuellement les détenus. Il indiquera que «Boulinache Saïd, diabétique âgé de 65 ans, est hospitalisé », craignant que l’état de ce détenu ne se détériore du fait qu’une de ses jambes « est enflée ». Interrogé sur l’état de santé de Kameleddine Fekhar, M. Salah Dabouz a souligné qu’il est toujours hospitalisé et qu’il poursuit sa grève de la faim. Il a rappelé que Fekhar «n’est pas près de mettre fin à son action », tant que « les autorités ne répondant pas à ses doléances ».
« Fekhar dénonce un état de fait que les autorités font semblant d’ignorer », a-t-il encore dit, rappelant qu’il a déposé des plaintes sans suite.
« Son état de santé, comme celui des autres détenus, se détériore de plus en plus », a-t-il alerté. Avant d’informer qu’il est chargé par ces détenus «d’interpeller les instances internationales sur leur cas ».
M. Dabouz a souligné qu’il compte faire part de cette situation « à la Croix-Rouge internationale et au Rapporteur onusien pour les droits humains». Des militants ont rappelé qu’une action a été entreprise à Paris par des militants mozabites en soutien aux détenus. « Ils ont observé une grève de la faim durant trois jours à Paris pour alerter l’opinion internationale sur le cas de ces détenus», précisent les initiateurs de cette action, soulignant qu’un rassemblement est prévu, aujourd’hui, à Tizi Ouzou dans cette optique.