Les réseaux sociaux, Facebook en tête, et les interactions qu’ils suscitent ou provoquent chez la masse des internautes algériens – 17 millions d’abonnés à décembre 2016, selon Social Baker – ont été l’objet d’une étude présentée hier par ses promoteurs, l’agence média Interface Média – qui édite le site d’actualité Maghreb Emergent – et Younès Saâdi, journaliste, qui suit de près l’actualité du Web, à l’origine de l’initiative.

Cette étude s’est penchée sur le taux de fréquentation de 500 pages Facebook avec pour objectif d’établir un premier classement et ainsi avoir une visibilité sur ce qui intéresse les Algériens sur le plus important média social au monde, qui revendique 1,8 milliard d’utilisateurs. Les résultats qui en ressortiront seront publiés sur un site dédié, Fanzone.dz, pour l’instant hébergé sur la plate-forme d’Interface Media. L’étude sera mensuelle et devrait intégrer par la suite d’autres réseaux sociaux d’importance, à l’image de Twitter.
Cette première étude a d’ores et déjà défini un Top 500 des pages les plus « aimées », dominées par les arts et le divertissement, le sport et le commerce. Dans le même cadre, elle a recensé une cinquantaine de pages algériennes dépassant un million de fans, avec une tendance à la hausse, selon les rédacteurs de l’étude, puisque les pages algériennes sur Facebook ne cessent d’augmenter tout autant que celui des internautes.
D’autre part, l’une des tendances les plus novatrices révélées par l’étude est la montée en audience des pages régionales présentes en masse dans le top des 500 pages les plus suivies. La nature ayant horreur du vide, les Facebookers ont pris le relais de médias traditionnels, qui, faute de moyens, ne parviennent pas à toucher toutes les régions d’Algérie, au contraire de Facebook, présent là où il y a une connexion Internet, fixe ou mobile. « Cela dénote d’une appropriation par les citoyens de ce moyen de réseautage afin de peser sur la vie publique locale », écrivent les promoteurs de l’étude.