Le Front de libération nationale vit ses premiers remous depuis l’arrivée à la tête du parti de Djamel Ould Abbès en tant que secrétaire général.

Lui, qui voulait incarner l’unité et l’image de l’homme fédérateur, se retrouve devant le cas de son désormais ex-chargé de communication, Hocine Khaldoune. Selon des informations de l’intérieur de la bâtisse d’Hydra, Ould Abbès a traduit M. Khaldoune devant la commission de discipline. « Le secrétaire général a bel et bien saisi la commission de discipline à propos du cas de Hocine Khaldoune. Ce dernier est en train de donner de fausses informations et sème la zizanie au sein des membres du comité central pour démettre Ould Abbès », nous a déclaré notre source. L’on croit savoir que la commission de discipline a déjà pris la décision de geler son mandat au sein du comité central en attendant sa comparution devant elle. Cette décision, première du genre depuis plusieurs années au FLN, intervient suite à des déclarations au vitriol de la part de Hocine Khaldoune dans les médias contre le secrétaire général, Djamel Ould Abbès. Il l’accuse de vouloir gérer le parti en dehors des structures statutaires et sans le consentement des membres du bureau politique et du comité central. Contacté par notre rédaction, M. Khaldoune affirme n’avoir pas eu connaissance de cette action disciplinaire. Par ailleurs, il récuse la compétence de cette commission dans le gel de son mandat au sein du CC indiquant que seul le CC, séance tenante, peut prononcer une telle décision. « Je crois qu’Ould Abbès confirme ce que je dis depuis quelques jours. Si cette information se confirme, il admet qu’il agit en dehors des structures du parti », accuse-t-il. Jusqu’où ira l’affaire Khaldoune au sein du FLN à quelques mois seulement d’une élection déterminante pour le parti de la majorité ? Personne n’est en mesure de savoir les tenants et les aboutissants de cette affaire et si d’autres membres du BP vont faire comme lui. Les choses semblent se jouer à huis clos, mais certainement pas pour longtemps. Puisque le choix des candidatures pour les législatives déterminera en grande parti le degré de stabilité du parti ainsi que le contrôle et l’autorité qu’exerce réellement Ould Abbès.