Fini de parler et de promettre. Place au terrain pour l’équipe nationale qui entamera, cette fin d’après-midi (17h00),

sa campagne dans la Coupe d’Afrique des nations 2017 au Gabon (14 janvier – 05 février). Une première sortie dans la poule «B», contre le Zimbabwe dans le stade de Franceville, que le Verts ne veulent pas, et ne doivent en aucun cas, manquer. Même si l’historique des confrontations est en défaveurs de l’EN avec 2 nuls et 1 défaite.

L’entame est cruciale quand le moindre point est vital. Bien débuter pour lancer parfaitement l’aventure et rendre l’ambition d’aller loin légitime. Un quatuor difficile où il n’y aura pas de match facile pour nos Fennecs. Nos ambassadeurs savent que chaque rencontre et chaque but et chaque unité sera fondamentale lors du décompte final d’un premier tour s’annonçant infernal. Contre les «Warriors», les poulains de Georges Leekens ne doivent rien laisser au hasard. En face, il y aura une équipe réputée pour sa solidarité sans faille. Notamment sur le plan défensif (3 buts encaissés seulement lors des 10 derniers matchs) car devant, l’attaque ne crache pas vraiment le feu. La première est une qualité importante dans le football. Et elle leur a permis d’atteindre les quarts de finale lors de l’édition 2015 de la CAN abritée par la Guinée-Equatoriale. C’était le seul haut fait des Zimbabwéens sur le plan continental. Eux qui n’enregistreront que leur 3e présence dans le tournoi biennal. Peu expérimentés, les coéquipiers de Knowledge Musona savent que la pression sera sur leurs adversaires et comptent bien en profiter pour tenter de surprendre. À tout juste 26 ans, Musona est au Zimbabwe ce qu’est Slimani en Algérie. Un dangereux attaquant qui compte 12 buts en 20 sélections. Le sociétaire d’Ostende (Belgique) semble très rodé et représente une réelle menace pour une arrière-garde algérienne qui se cherche toujours. Sofiane Hanni, qui évolue en Jupiler League, doit bien le connaître car le Zimbawéen a une certaine réputation dans le championnat belge.

La grosse mise de Leekens
La phase de poules est une réelle partie de poker footballistique. Il y a toujours des mises plus importantes que les autres. Quand le risque de perdre est relativement minime, ce qu’on envoie au tapis devient considérable. Parmi les trois rencontres programmées dans le quatuor «B», Geroges Leeekens, sélectionneur d’«El-Khadra», a fait son choix. Le technicien Belge nourrit beaucoup d’espoirs sur le duel inaugural afin de bien se positionner pour la qualification. Il a longuement insisté sur ça. Et ce, à chacune de ses sorties médiatiques. Ses protégés semblent avoir compris le message. «On est dans un groupe très difficile, ça va être des matchs costauds c’est pourquoi on mise beaucoup sur cette première confrontation face au Zimbabwe. On a accentué notre travail durant les 15 jours du stage pour être au rendez-vous. Ça va être une CAN relevée, mais on fera tout pour être à la hauteur des espérances du peuple algérien», soutient l’avant-centre Baghdad Bounedjah qui sera l’un des atouts offensifs lors de cette CAN même s’il doit se contenter d’un statut de doublure pour l’indéboulonnable Islam Slimani. Même son de cloche chez Yacine Brahimi, pressenti -tout comme Aïssa Mandi- pour porter le brassard de capitaine lors de la compétition, qui se projette plus loin que le premier tour. «On sait qu’on n’a pas un groupe facile, avec trois bonnes équipes. Le plus important, ça va être nous-mêmes. Il faut se concentrer, être présent le jour J, avec une énorme envie de gagner. On va tout faire pour aller le plus loin possible. On n’a pas d’objectifs bien précis, mais c’est une échéance importante pour l’Algérie et pour nous, en tant que joueurs. On a une très belle génération, il faut entrer dans l’histoire en gagnant des titres. Sans ça, tu n’existes pas. On a ça en tête. Sans se mettre énormément de pression, on va tout faire pour aller le plus loin possible», révèle le numéro 8 du FC Porto.

La subtilité pour percer le coffre Zimbabwéen
Si les antagonistes du jour ne sont pas un foudre de guerre sur papier, la robustesse défensive pourrait contrarier Riyad Mahrez & cie. Contre une équipe qui sera certainement bien regroupée et procèdera en contre-attaques, il sera difficile de faire sauter le verrou. Même si les Algériens ont toujours réussi à trouver la faille, au moins une fois, lors de leurs 13 dernières sorties tous contextes confondus (amical, phase finale et éliminatoires NDLR). La dernière fois que l’attaque était restée muette remonte au 26 mars 2015 contre le Qatar (défaite 1-0) en amical. En officiel, c’était lors de la CAN 2015 contre le Ghana (match perdu 1-0), lors du premier tour, que la ligne offensive était stérile. Face à une sélection moins prestigieuse que l’équipe quadruple championne d’Afrique avec ses 9 finales jouées (record absolu), Hilal Soudani et consorts ont un statut à confirmer. Le compartiment de devant a sa réputation en Afrique avec des individualités redoutables qui peuvent faire la différence à tout moment. Si derrière ça tâtonne, devant c’est l’entente parfaite pour la triplette Mahrez-Slimani-Soudani qui sera alimentée par la finesse de Yacine Brahimi. Le onze Dz aura une vocation très offensive sachant que le coach compte aligner Bentaleb et Abeid dans l’entre-jeu. Un team porté vers l’avant pour essayer de jouer haut et ne pas subir le jeu adverse. C’est la meilleure solution pour que la défense, qui ne présente pas de gage de sérénité, ne soit pas souvent testée. Pour le reste, il se déroulera sur le rectangle vert.

 

L’équipe nationale évoluera en blanc
L’équipe nationale évoluera en tenue totalement blanche tandis que l’équipe du Zimbabwé jouera en équipement jaune cet après-midi pour le compte de la première journée (groupe B) de la CAN 2017. La décision a été prise lors de la réunion technique d’avant match, qui s’est déroulée hier matin à Franceville en présence des représentants des deux équipes et des officiels du match.