Les prix du pétrole sont en ce début d’année 2017 en nette hausse. Sur les marchés mondiaux, le prix du baril de brut s’échange désormais à des niveaux proches de 60 dollars , un record quand on se rappelle la dépression dans laquelle ils se trouvaient il y a quelques mois seulement. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a, par exemple progressé hier de 1,27 dollar pour atteindre les 58,09 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres. Des observateurs s’attendent à ce que ce seuil soit dépassé dans les jours qui viennent et parlent de « donnée nouvelle ».

Cette remontée des cours prouve que les efforts consentis pour obtenir un consensus de limitation de l’offre OPEP et non-Opep sont couronnés de bons résultats aujourd’hui. La démarche prônée depuis l’automne dernier par l’Algérie s’avère payante et montre combien elle était nécessaire pour qu’on aboutisse aujourd’hui à une conjoncture pétrolière nettement morose qu’elle ne l’était en septembre 2016 et même plus tard….
L’embellie durera-t-elle ? La grande leçon en matière pétrolière est que rien n’est acquis d’avance et qu’il faut toujours se montrer prudent. Certes une dynamique positive des marchés est désormais enclenchée.  Certes, il y a une reprise de confiance chez les pays producteurs comme chez les opérateurs au sein des grandes bourses pétrolières dans le monde. Il n’en demeure pas moins que des risques persistent : le premier d’entre eux est l’attitude pour le moins ambiguë qu’ont aujourd’hui l’Iran, la Libye et le Nigeria.
Ces trois pays ne se montrent pas assez disciplinés pour respecter l’accord né à Alger et confirmé à Vienne pour fermer les vannes afin de parvenir à une offre énergétique acceptable pour tous les pays membres de l’Opep. L’enjeu, on le connaît tous, est de préserver des économies encore trop dépendantes du fossile et qui, demain, peuvent être à nouveau menacées par l’arrivée sur les marchés du schiste américain.