3 718 personnes sont décédées sur nos routes durant les onze premiers mois de l’année 2016, selon le directeur général du centre national de prévention de la sécurité routière Ahmed Nait El Hocine. Invité à s’exprimer sur les ondes de la radio Chaîne 3, le responsable a dressé un bilan macabre auquel l’Algérie s’est habitué ces dernières années, où le nombre de personnes mortes sur les routes dépasse les 4 000 par an. Une véritable hécatombe ! Cependant, pour les dix premiers mois de 2016, le nombre de morts a reculé de 549 personnes, soit une baisse de 17, 48% comparativement à 2015. S’agissant du nombre de personnes blessées, il a atteint 41544 en 2016 pour 10903 en 2015. Mais le chiffre le plus alarmant reste sans doute celui du nombre d’accidents recensés à 27168 dont 35% sont causés par des jeunes âgés de moins de 29 ans alors que 15% des accidents sont dus à la somnolence au volant. Face à cette terrible réalité, le directeur du CNPSR a affirmé la volonté du gouvernement à mettre un terme à cette hécatombe et cela en adoptant de nouvelles mesures punitives mais bien réfléchies. « Nous allons aller vers une réorganisation et restructuration de la politique de la sécurité routière » a fait savoir Nait El Hadi en annonçant :

« nous allons vers un système qui allie des mesures pédagogiques et éducatives à des mesures coercitives. Ce système de sanction sera basé sur le permis à points ». Pour ce document qui entrera bientôt en vigueur, le responsable a déclaré que le permis à points « permettra au conducteur de se réviser et de corriger son comportement sur la route. Les sanctions pourront aller jusqu’à l’invalidation du document » a affirmé l’invité de la radio. Sachant que la plupart des accidents de la route sont causés par des jeunes , le responsable a annoncé une prochaine révision de la formation du permis du conduire qui permettra d’élever le niveau dans les auto écoles sans pour autant reculer l’âge d’accès au permis de conduire fixé 18 ans. Par ailleurs, Nait El Hadi a aussi abordé la question de l’amélioration du système de collecte des données relatives à l’accidentalité au niveau du centre national pour la prévention routière. Il s’agira aussi d’installer d’une délégation qui va superviser l’ensemble du processus lié à l’obtention du permis de conduire.