Contrairement aux « rumeurs » qui ont circulé sur les réseaux sociaux, ces derniers temps, appelant à une grève générale, les commerçants de la wilaya de Tizi Ouzou ont décidé d’exercer leur activité et d’assurer leur permanence pour approvisionner le consommateur. Aucun indice ne reflète le suivi de cette grève, puisque l’ensemble des locaux commerciaux des différentes localités étaient ouverts dès les premières heures de la matinée d’hier, a-t-on constaté sur les lieux. L’appel à la grève de personnes « virtuelles » sur les réseaux sociaux, notamment via Facebook, pour semer l’inquiétude et la peur chez les Algériens, en général, et les Kabyles, plus particulièrement, n’a pas été suivi dans la capitale du Djurdjura. Les commerçants ont tourné le dos à cette protestation qui a créé une réelle psychose chez les citoyens contraints de s’approvisionner en cas d’éventuel chaos. Lors d’une virée effectuée au centre-ville de cette région, plus précisément au niveau de la rue de Abane-Ramdane (grande-rue), les commerçants ont ouvert leurs locaux et semblent satisfaits de leurs conditions de travail. « Le contenu de la loi de finances 2017 ne se répercute pas seulement sur les commerçants, mais sur le pouvoir d’achat de tous les Algériens », déclare un commerçant. D’après lui, cette grève n’est qu’une rumeur pour inciter les citoyens à la violence. « Certes la LF 2017 est très dure en matière de hausse des taxes qui se répercute sur le pouvoir d’achat des consommateurs, mais il faut y faire face avec sagesse», a-t-il dit. A souligner qu’à l’exception de l’appel à la grève du Collectif d’aide à la micro-entreprise (CAME), prévu hier, pour réclamer une énième fois la baisse du montant de leurs cotisations de 64 800 DA à
32 000 et le départ du Directeur régional de l’agence de la Caisse nationale des non-assurés sociaux (Casnos), M. Sadkaoui, aucune protestation n’a été prévue par les commerçants et les artisans de la wilaya de Tizi Ouzou. A cet effet, une réunion regroupant le premier magistrat de la wilaya, Mohamed Bouderbali, avec les représentants du CAME a eu lieu à la fin de la semaine passée à la maison de la culture Mouloud-Mammeri et semble avoir donné des résultats satisfaisants sur le terrain. D’ailleurs, à l’issue des pourparlers, il a été décidé de revoir à la baisse le montant des cotisations à 32 000 DA et le remboursement des cotisants ayant payé  64 800 DA. Ainsi, le directeur régional de la Casnos a été relevé de ses fonctions. « Nous avons eu gain de cause. C’est pour cela que nous avons décidé de geler notre action de protestation », dira un représentant de ce collectif d’aide à la micro-entreprise.