Au moins 35 personnes ont été tuées hier lundi à Bagdad en Irak dans un attentat suicide à la voiture piégée. 61 personnes ont été blessées. L’attaque s’est produite sur une place de Sadr City, dans le nord-est de la capitale, un quartier chiite théâtre de fréquents attentats meurtriers. De nombreuses victimes étaient des travailleurs journaliers qui attendaient d‘être embauchés. L’attentat a été revendiqué par Daech et a eu lieu au moment où le chef de l’Etat français François Hollande était en visite dans le pays. Malgré cette attaque meurtrière de l’EI, qui a également affirmé être derrière la fusillade ayant fait 39 morts à Istanbul la nuit du Nouvel An, M. Hollande a prédit que 2017 serait «une année de victoire contre le terrorisme». La lutte contre les djihadistes est au cœur de la visite en Irak du président français, à ce jour le seul dirigeant majeur de la coalition internationale anti-EI à s’être rendu dans ce pays depuis le lancement de cette coalition il y a deux ans et demi. Il l’effectue cinq mois avant la fin en mai de son mandat, au cours duquel il a enchaîné les interventions militaires à un rythme plus effréné qu’aucun autre président français avant lui. «Agir contre le terrorisme ici en Irak, c’est aussi prévenir des actes terroristes sur notre propre sol », a martelé 

M. Hollande devant des instructeurs militaires français qui forment les troupes d’élite du contre-terrorisme (CTS) irakien engagées dans la lutte contre l’EI. Pour prévenir de nouvelles attaques contre son pays, M. Hollande a souhaité que les étrangers partis combattre dans les rangs de l’EI en Irak ou en Syrie «puissent être mis hors d’état de nuire». Ces combattants doivent être appréhendés à leur retour avant un processus de déradicalisation, a-t-il souligné à Bagdad où il a rencontré son homologue irakien Fouad Massoum puis le Premier ministre Haider al-Abadi. Le Premier ministre irakien a jugé la semaine dernière que «trois mois» étaient encore nécessaires pour «éliminer l’EI».
De son côté le président français a estimé que la durée de la bataille de Mossoul se comptait désormais «en semaines».
Mais, à la «victoire», devra nécessairement succéder la «reconstruction» de l’Irak, a-t-il prévenu. Si Mossoul est le dernier bastion des jihadistes en Irak, ils conservent encore intégralement la ville syrienne de Raqa qui sera «le prochain objectif», selon  M. Hollande. Avant-hier, dimanche, dans la ville sainte chiite de Najaf, au sud de Bagdad, 7 policiers ont été tués lorsque des hommes armés et une voiture piégée ont attaqué un check-point. La veille encore, samedi, un double attentat avait fait 27 morts et des dizaines de blessés dans un marché de Bagdad.