Dans leur deuxième sit-in, organisé hier matin devant la Direction régionale de Sonatrach  24-Février à Hassi Messaoud, les agents de sécurité du DSP dénoncent l’indifférence des responsables du groupe Sonatrach face à leur situation socio-professionnelle…

«Après 23 jours de grève de la faim et des centaines d’hospitalisations, la Direction du groupe Sonatrach n’a, jusqu’ici, montré aucune volonté quant à la prise en charge de leurs revendications», affirment les représentants des grévistes. Pis encore, les responsables sont allés jusqu’aux licenciements de certains d’entre eux contrairement aux articles 5 et 6 du code du travail (loi 90-11 du 21 avril 1990 relative aux relations de travail).
Les agents de sécurité sont déterminés à poursuivre leur grève de la faim jusqu’à satisfaction totale de leurs requêtes. Un débrayage illimité, donc maintenu, à l’appui de leur plate-forme de revendications relatives à l’amélioration des conditions socioprofessionnelles, l’augmentation du salaire de base, fixation des contractuels à leurs postes, en plus du règlement du régime professionnel (4×4). Outre la normalisation de la fiche de paie, allocations de fin de carrière (AFC) avec indemnité compensatoire selon le parcours professionnel, pension complémentaire de retraite légalisée dans les services sociaux.
«Nos revendications sont légitimes et garanties par la législation du travail. Nous sommes soumis à un régime de travail abusif. Nous travaillons au-delà du temps règlementaire pour un salaire minable comparativement à celui des autres employés du groupe. C’est injuste et inadmissible !», dénonce un représentant du collectif des agents de sécurité en grève.
Ces derniers, en grève de la faim depuis le 11 décembre dernier et en combat depuis 2011, espèrent mettre fin à la discrimination dont ils sont victimes dans leur propre société. Ils exigent en l’occurrence la concrétisation des promesses faites par les responsables de la société, notamment l’amélioration des conditions socioprofessionnelles.
La publication sur les réseaux sociaux d’un article relatif à la demande de recrutement du groupe Sonatrach de la main-d’œuvre indienne et pour des salaires en dollars, a enflammé les réseaux sociaux notamment les pages de Facebook. Cette information, appuyée par la publication de la demande détaillée et signée, a frappé encore une fois la crédibilité et la réputation de ce gigantesque groupe, devenu, selon les citoyens, propriété privée. Cette demande de recrutement est venue au moment où des centaines de jeunes Algériens sombrent dans le chômage et fuient le pays à la quête d’un travail et d’un salaire décent. Cet acte provocateur, selon beaucoup, vient prouver sans équivoque, la politique de discrimination et de hogra déployée par les chefs de ce groupe. A noter que la main-d’œuvre proposée aux Indiens est fortement disponible dans le Sud, ce qui risque d’allumer les esprits et engendrer une nouvelle vague de protestations des jeunes demandeurs d’emploi.