L’appel à la grève, diffusé via les réseaux sociaux, a été suivi presque dans toute la wilaya de Bouira. En effet, les commerçants de la ville de Bouira et de certaines agglomérations environnantes, à l’image de Haizer, M’chedallah , Aomar et Kadiria, ont baissé rideau, hier, pour dénoncer ce qui a été qualifié de « hogra » et surtout des charges contenues dans le projet de loi de finances 2017, adopté et signé par le président de la République. Le chef-lieu de wilaya a été entièrement paralysé par la grève générale des commerçants à laquelle ont appelé des anonymes sur les réseaux sociaux. Au centre-ville comme dans sa périphérie, la grève a été massivement suivie. Hormis, pharmacies et boulangeries, autorisées à ouvrir, ainsi que quelques cafétérias, aucun commerce n’a levé rideau. Il est utile de souligner, qu’il y a une quinzaine de jours, ce sont les commerçants de la ville de Haizer qui ont observé une journée de grève pour protester contre les augmentions et les taxes adoptées dans ladite loi. A travers cette action, ces derniers voulaient exprimer leur colère contre ces augmentations et surtout les taxes. « Nous sommes pénalisés et parfois arbitrairement verbalisés par les différents services des impôts », dit un commerçant installé au centre-ville de Bouira. D’autres dénoncent surtout les charges exorbitantes qu’ils subissent et leurs revendications n’ont jamais été prises en charge par les pouvoirs publics. Cependant, la question qui mérite d’être posée, est-ce que les commerçants vont respecter le mot d’ordre de la cette grève, qui s’étalera jusqu’au 7 du mois en cours ? Des consommateurs ont même affiché leur crainte. Dans leur appel, les commerçants ont exprimé leur ras-le-bol des augmentations effrénées et pénalisantes ainsi que des charges qui se sont, disent ils, répercutées sur le coût des produits. Tout comme cette action se veut un moyen de dénoncer l’acharnement de quelques services de l’administration fiscale qui, selon eux, n’hésitent pas à verbaliser et dresser des P-V touchant ces petits commerçants.
Plus tard dans la journée hier, des dizaines de jeunes sont sortis à leur tour dans la rue pour protester contre les augmentations de produits et la dégradation du pouvoir d’achat. Plusieurs axes routiers ont été bloqués par des manifestants à hauteur des communes de M’Chedallah et Ahnif. La RN 05 et la RN 15 ont été fermées à l’aide de pneus brûlés et de troncs d’arbres. Plusieurs unités de services de sécurité ont été déployées. A l’heure où nous mettons sous presse, les axes routiers sont toujours fermés et des centaines d’automobilistes sont bloqués.
M. H.