La loi de finances 2017 ce ne sont pas seulement des mesures d’austérité, de l’avis d’Amar Ghoul, président de Tajamou amel El Djazaïr (TAJ).

Pour lui, ce qui pourrait être critiqué n’est, au fait, qu’une réponse à une conjoncture économique et financière difficile». Cette conjoncture, a estimé le chef de TAJ, n’est pas circonscrite uniquement à l’Algérie, mais «touche tous les pays du monde». Réaffirmant son soutien à l’action du gouvernement, Amar Ghoul a salué le maintien du caractère «social» de l’Etat et «les encouragements à l’investissement» contenus dans la LF 2017. En réponse aux commentaires de presse sur la loi de finances, Amar Ghoul considère que «trop de choses» ont été dites sur un dossier qui ne pouvait supporter autant de critiques. «Il faut positiver», car «la crise va durer encore dans le temps, selon les analystes», a-t-il dit, estimant que «nul n’est à l’abri de la crise». «Les points négatifs dans la loi ne sont qu’une manière de garantir les équilibres financiers de l’Etat, donc ceux des citoyens», a encore dit M. Ghoul. Abordant les prochaines élections, le chef de TAJ a rappelé que son parti «va participer en force», car «le rendez-vous est important pour le pays». «Au TAJ nous avons fait notre choix de participer et jouer en solo le rôle du leader», a-t-il dit. Informant que les commissions de candidatures des wilayas et à l’étranger ont été installées, avec une commission nationale qui va chapeauter et superviser la procédure. Concernant les directives de la direction, l’ancien ministre du Tourisme a souligné que le parti a choisi de donner «une chance aux jeunes». Il a indiqué que les listes de candidatures du parti comportent «80 % de jeunes». Interrogé sur les dernières restructurations du service de la Police judiciaire au sein de l’ex-DRS, Amar Ghoul a estimé que ces changements arrivent à point nommé comme réponse à une situation sécuritaire détériorée dans la région. Il a saisi l’occasion pour rendre hommage «à l’Armée, une institution constitutionnelle» qui agit «sous les orientations du chef de l’Etat». Concernant la situation dans le voisinage, il a estimé que la sécurité de la Libye, de la Tunisie… «est celle de l’Algérie». Il a condamné l’attentat d’Istanbul, estimant que «la faiblesse de la Turquie équivaut à une montée en puissance d’Israël dans la région». Ce qui serait un mauvais présage.