L’historien et critique de cinéma, Ahmed El Hadari, est décédé dimanche soir des suites d’une longue maladie, a annoncé lundi le ministre égyptien de la Culture, Helmi Al Namnam. 

Il s’agit d’une grande figure du cinéma égyptien, a déploré le ministre de la Culture, soulignant qu’il a marqué la vie culturelle égyptienne avec ses traductions, ses livres et ses oeuvres de création.
Ahmed El Hadari a réalisé de grands entretiens avec les plus grands noms du cinéma égyptien et arabe comme Salah Abou Seif, Youssef Chahine, Mohamed Khan et d’autres. Il a publié de son vivant d’importants ouvrages sur le septième art dont certains encyclopédiques, sans compter la traduction en langue arabe de livres étrangers de référence sur le septième art depuis le début des années 1960 jusqu’à la fin des années 1990 pratiquement.
Le critique, sans doute représentant d’une génération pour qui le cinéma était un culte, a eu par ailleurs des responsabilités gouvernementales sur une durée de plus de trente années. Il a occupé plusieurs postes dans le champ cinématographique, notamment, doyen de l’Institut supérieur du cinéma du Caire (1967), directeur du Centre artistique de la photo (1972), directeur du Centre de la culture cinématographique (1975), président du Centre national du cinéma (1980), et président du Fonds de soutien au cinéma (1984).
Fondateur de l’Association du film en 1960, feu El Hadari a été également président du ciné-club du Caire (1968), président du Festival du cinéma méditerranéen d’Alexandrie (1988), président de l’Association égyptienne des écrivains et critiques de cinéma (1989) et membre du Conseil d’administration de l’Association des critiques égyptiens du cinéma.