Une «conférence d’entente nationale» sera organisée en mars 2017 au Mali, a annoncé son président Ibrahim Boubacar Keïta à l’occasion du Nouvel an, indiquant parmi ses priorités l’application de l’accord de paix signé en mai – juin 2015 dans ce pays toujours en proie à des attaques.

« Un jalon important dans la réhabilitation de la cohésion sociale et du vivre-ensemble au Mali sera posé avec la tenue au mois de mars 2017 de la conférence d’entente nationale », a affirmé le président Keïta dans un message à la Nation télédiffusé. « Ainsi que cela est spécifié dans l’accord pour la paix et la réconciliation, cette conférence doit permettre un débat approfondi entre les composantes de la Nation malienne sur les causes profondes du conflit» dans le nord du Mali, a-t-il expliqué. L’accord de paix, conclu après de longues négociations à Alger, a été signé en mai 2015 par le gouvernement malien et des groupes qui lui sont favorables, et en juin 2015 par l’ex-rébellion à dominante touareg du nord du Mali, mais il peine à être mis en œuvre. Le président Keïta a reconnu que le processus connaissait «des retards». «Ceux-ci ne sont toutefois pas le fait du gouvernement du Mali», a-t-il assuré, sans toutefois mettre en cause un groupe particulier.