Les spécialistes voient cela comme le début de la campagne de Mohamed Raouraoua pour l’investiture d’un cinquième mandat à la tête de la Fédération algérienne de football.

D’autres espèrent une réconciliation pour l’intérêt du football national. Que cache l’invitation de Madjer au Centre technique national de la FAF à Sidi Moussa ?

A quelques semaines de la fin de son quatrième mandat à la tête de l’instance fédérale, le président de la FAF semble vouloir jouer toutes ses cartes pour investir de nouveau la bâtisse de Dely Ibrahim jusqu’en 2021. En effet, après un début des qualifications au Mondial 2018 raté et d’autres défections dans l’organisation du football nationale sur tous les plans, Mohamed Raouraoua joue sa dernière carte avec les anciens joueurs internationaux. Eux qui ont crié à maintes reprises le fait d’être écartés des décisions prises par le patron de la FAF et le bureau fédéral. C’est dans cette optique que le «candidat», non encore officiel à sa propre succession à la tête de la FAF, a décidé d’organiser, demain, une cérémonie en hommage à l’ancien entraîneur de l’équipe nationale Abdelhamid Kermali, seul coach à avoir gagné un trophée avec les Verts. La CAN 1990, qui s’est déroulée en Algérie. Cette cérémonie, qui sera présidée par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hadi Ould Ali, sera l’occasion pour baptiser plusieurs structures du CTN au nom de personnalités sportives décédées ayant marqué l’histoire du football national. L’une de ces structures, à savoir le stade en gazon artificiel (tartan) portera le nom de Abdelhamid Kermali alors que les salles de cours seront baptisées au nom d’anciens présidents de la FAF, tout comme l’hôtel des Verts. Jusqu’ici tout semble anodin, sauf que la FAF a annoncé, via un communiqué, que pour « honorer la mémoire de feu Kermali, tous les joueurs qui ont pris part à la phase finale de la CAN-1990 seront cordialement conviés à cette cérémonie ». La liste des joueurs invités, comprend notamment les Osmani, Adjas, Adghigh ou encore Serrar. D’autres noms et pas des moindres sont également invités à l’instar de Djamel Menad et Rabah Majer. Deux fervents opposants à la politique de Mohamed Raouraoua. Que cache cette invitation ? Y a-t-il des enjeux derrière cette convocation ? Selon certaines indiscrétions, le président de l’instance fédérale aurait été «instruit» par le MJS de lancer une réconciliation avec toutes les générations du football national, surtout en cette phase où l’Equipe nationale ne connait plus de succès et à quelques jours du début de la CAN 2017. Une compétition sur laquelle mise beaucoup les pouvoirs publics. D’autres sources, les plus proches des membres du bureau fédéral, indiquent que la main tendue à Madjer ne cache rien d’autre que l’intention de soigner une image d’un candidat qui veut gagner coûte que cote la bataille de la Faf, après avoir perdu celle de la Fifa face au Tunisien Tarek Bouchamaoui et l’Egyptien Hani Aburida. Selon un membre du bureau fédéral, Raouraoua, en invitant Madjer à cette cérémonie, veut prouver qu’il est pour une réconciliation avec l’ancien capitaine des Verts sauf que l’enjeu des élections est plus qu’important. Il y a lieu de rappeler que la querelle Raouraoua- Madjer dure depuis 2002, lorsque l’ancien Ballon d’or africain a déchiré son contrat le liant à la FAF en direct sur le plateau de l’ENTV. Depuis, le conflit Raouraoua-Madjer dure et les déclarations interposées des deux hommes font la une de la presse nationale. La pacification émane-t-elle d’une politique purement électoralliste ? La réponse tendrait vers l’affirmatif…