L’attaque du Nouvel an dans une boîte de nuit à Istanbul reflète la nouvelle stratégie de terreur adoptée par les groupes terroristes qui ciblent des lieux de regroupements massifs avec un seul objectif : faire le plus de morts.

L’attentat perpétré dans un lieu de divertissement dans la mégapole turque est loin d’être un précédent et ne fait qu’allonger la liste des attentats contre des lieux de rassemblement et de divertissements.
En 2016, la ville d’Orlando, en Floride, a été le théâtre, le 12 juin, d’une tuerie dans une discothèque dont a été à l’origine un Américain d’origine afghane. Il tue 49 personnes dans une discothèque gay, et l’organisation terroriste Daech revendique le massacre. Un an plus tôt, le 13 novembre, c’était Paris, en France, qui a subi de plein fouet la tragédie du Bataclan : 130 morts lors d’attaques revendiquées par l’EI dans la salle de concerts du Bataclan ainsi qu’aux terrasses de plusieurs bars et restaurants au cœur de la capitale française. Il faut remonter à plus de dix ans pour retrouver la trace de ce même mode opératoire.
C’était le 5 juillet 2003 en Russie : 18 morts dans un double attentat suicide à Moscou lors d’un concert de rock sur un aérodrome, perpétré par deux femmes kamikazes et attribué aux rebelles indépendantistes tchétchènes. En 2002, 202 personnes, majoritairement des touristes, ont été tuée dans un double attentat à Bali visant un bar-restaurant et une discothèque. L’attaque est menée par un commando de la Jamaah Islamiyah (JI), liée à Al-Qaïda et opérant en Indonésie.
La même année, c’est encore la Russie qui, du 23 au 26 octobre, au théâtre de la Doubrovka à Moscou, a fait face à un commando indépendantiste tchétchène qui prend plus de 800 personnes en otages durant 57 heures.
L’assaut des forces russes fait 130 morts, la quasi-totalité asphyxiés par le gaz utilisé dans l’opération. Sur 41 membres du commando suicide, 19 étaient des femmes portant des voiles islamiques et des ceintures d’explosifs.
En 2002 et 2001, c’est un total de 37 Israéliens qui ont été tués dans un club de billard de Rishon-le-Tzion, au sud de Tel-Aviv, et le Dolphinarium, une discothèque de la même ville.