La deuxième session des ateliers de traduction vers la langue amazighe qui a débuté le 25 décembre dernier, a pris fin samedi soir à Illizi,

avec la réalisation et cinq ateliers de travail, ainsi qu’un projet pour la traduction vers le tamazight de sept ouvrages d’auteurs algériens édités en langues arabe et française. Par ailleurs, les participants à ces ateliers ont été unanimes à souligner la nécessité de veiller à la protection à la fois des droits des auteurs et des traducteurs. Ils ont mis l’accent sur la nécessité de garantir les droits de traduction pour le traducteur et l’auteur, dans le but d’encourager les opérations de traduction en Algérie, ainsi que d’encourager la traduction de la langue amazighe vers les langues arabe et étrangères. L’élargissement de la traduction vers tamazight en y intégrant les ouvrages de sciences sociales et humaines et de critique littéraire, ainsi que des ouvrages de littérature universelle, dont ont besoin les étudiants des instituts de langue et de littérature amazighs dans différentes universités du pays, ont constitué d’autres recommandations ayant sanctionné les travaux de ces ateliers. Dans le but de promouvoir la langue amazighe, les participants ont préconisé son introduction parmi les langues que l’on traduit ou vers lesquelles on traduit dans les instituts de traduction des universités algériennes, en plus de l’élaboration de glossaires en tamazight d’expressions toutes faites, de concepts linguistiques, de citations et proverbes existant dans les langues arabe et française. Intervenant à cette occasion, le secrétaire général du Haut Commissariat à l’Amazighité, Si El-Hachemi Assad, a estimé que la langue amazighe a connu une «importante évolution» depuis son introduction dans la dernière révision constitutionnelle comme langue nationale et officielle, aux côtés des autres constantes de la nation algérienne que sont l’Islam et la langue arabe. Assad a, dans ce cadre, mis en exergue les efforts du président de la République pour le confortement de l’identité nationale, et ce à travers une batterie de réformes introduites dans la Constitution, dont la constitutionnalisation de la langue amazighe en tant que langue nationale et officielle pour toute l’Algérie. Dans un autre cadre, le HCA envisage l’organisation d’une autre activité dans la wilaya d’Illizi, en coordination avec l’association de wilaya d’amitié, d’échange et de loisirs, à savoir un festival national de poésie amazighe dans ses différentes variantes d’expression en Algérie, et ce dans le cadre de la célébration en 2017 du centenaire de l’écrivain-chercheur Mouloud Mammeri. Pour sa part, le wali d’Illizi, Atallah Moulati, a souligné l’importance de cet évènement culturel dédié à la langue amazighe, en tant que langue nationale et officielle, appelant à multiplier ce genre de rencontres représentant un socle pour la recherche académique et un moyen de contribuer à la consolidation de l’unité nationale.