Nombreux sont les médecins, spécialistes et chirurgiens dentistes privés de la ville de Guelma et d’ailleurs qui font fi de la loi en affichant partout et n’importe comment des enseignes non réglementaires.

Il suffit de visiter les cités résidentielles pour constater l’anarchie totale qui règne. A défaut des indications réglementaires correspondant à l’éthique et la valeur du métier, ce sont des grandes affiches commerciales et publicitaires de ces praticiens qui envahissent les façades et devantures d’immeubles. Selon l’article 78 du code de la déontologie médicale du Conseil de l’ordre, il est stipulé que le médecin ne doit apposer à l’entrée de son cabinet ou de son immeuble qu’une plaque dont les dimensions ne peuvent dépasser 25×30 cm. Les enseignes affichées traduisent le désordre dont se rendent coupables ces messieurs-dames de la science. Si ces derniers ne respectent pas la loi et la confraternité, qu’en est-il du pauvre resquilleur agissant dans l’informel qui a été réprimé et pourchassé tout récemment de l’occupation des lieux publics. Tout comme les lieux publics, l’environnement fait partie intégrante de cet espace. Le médecin est un citoyen ordinaire qui doit montrer l’exemple. A quand donc l’assainissement de cet environnement ? Ce que disent les articles 77 et 78 du code de déontologie médicale. Article 77 : Les seules indications qu’un médecin, qu’un chirurgien dentiste est autorisé à mentionner sur ses feuilles d’ordonnances, cartes de visites ou annuaire professionnel sont les nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, horaires de consultation. Si le médecin, le chirurgien-dentiste exercent en association, le nom des confrères associés. Les titres, fonctions et qualifications reconnus. Article 78 : Les seules indications qu’un médecin, qu’un chirurgien-dentiste est autorisé à faire figurer sur les plaques, à la porte de leur cabinet, sont les nom, prénom, jours et horaires de consultation, étage, titres, qualifications et fonction reconnus conformément à l’article ci-dessus. Ces plaques qui ne peuvent dépasser 25 X30 cm ne peuvent être apposées qu’à l’entrée du cabinet, sur la boîte aux lettres et à l’entrée de l’immeuble. Dans la ville de Guelma, le paysage urbain est souvent mutilé par un affichage sauvage d’annonces diverses. Des enseignes fixées n’importe où et n’importe comment, parfois même à des candélabres, indiquant la proximité d’une activité libérale.