«L’ambition (de gagner) est là» pour Sébastien Loeb, nonuple champion du monde des rallyes converti au rallye-raid, qui prendra lundi à Asuncion (Paraguay) le départ de son deuxième Dakar, après une 9e place à son premier essai en 2016.

Votre état d’esprit est-il différent avant d’aborder votre deuxième Dakar ?
L’an dernier, je partais vraiment pour découvrir. Maintenant, je sais qu’il y a plus d’attentes mais je ne vais pas changer ma façon de faire. On va essayer de continuer à bien préparer les étapes, comme on l’a fait l’année dernière, avec un peu plus d’expérience, donc j’espère que ça ira bien. L’an dernier, je ne savais pas du tout où j’allais. Là, je sais que, logiquement, on est capable d’aller vite, donc forcément il y a un peu plus d’enjeu.»

Votre objectif, c’est de gagner le Rallye?
Forcément gagner, ça serait être prétentieux. L’an dernier, on a vu qu’on était rapides sur les spéciales typées rallye où on pouvait attaquer à vue. En hors piste, c’était plus compliqué pour nous. On a essayé depuis de travailler un peu plus nos points faibles. On sait un petit peu mieux où on va. J’espère que l’expérience qu’on aura prise cette année nous permettra d’être compétitifs sur les différents types de terrain et qu’on sera en mesure de se battre pour la victoire. Mais on n’a quand même qu’une année d’expérience, pas vingt, et le Dakar, c’est un rallye qui reste piégeux, où on sait qu’on va avoir plein d’inconnues… C’est difficile de faire un pronostic mais l’ambition est là, c’est sûr.»

Vous n’êtes pas le vainqueur sortant et pourtant on parle énormément de vous. Avez-vous l’impression d’être l’homme à battre?
Il y a beaucoup de monde qui est capable de se battre pour la victoire. Déjà rien qu’en parlant de mes coéquipiers, ils sont tous en mesure de gagner. Cyril (Despres) a pris beaucoup d’expérience aussi, ils sont bien avec son copilote, Carlos (Sainz) va très vite et Stéphane (Peterhansel) n’a plus rien à prouver. Plus Nasser (Al Attiyah) en face (chez Toyota, ndlr). Les Mini, on ne sait pas trop… Nous, on va essayer de faire notre travail mais il faut rester conscients qu’on n’a pas encore beaucoup d’expérience.»