Pour son premier jour à la tête de l’ONU, l’ancien Premier ministre portugais Antonio Guterres a profité de la célébration du Nouvel an pour adresser ses vœux aux peuples mais aussi pour lancer un message fort à l’encontre des « faiseurs » de guerres et des conflits.

Connu pour son engagement envers les réfugiés, vu qu’il a dirigé pendant dix ans le Haut commissariat des nations Unis aux réfugiés HCR, le nouveau secrétaire général de l’Onu a fait part de son engagement envers les personnes se trouvant en zones de conflits. «Il y a une question qui me pèse sur le cœur, c’est comment venir en aide aux millions d’êtres humains pris au piège des conflits et qui souffrent énormément dans des guerres interminables » a-t-il déclaré au début de son message. Aussi, il a dressé un triste tableau de la situation dans le monde avec la montée du terrorisme et l’apparition de conflits de toutes sortes. «Des forces meurtrières déciment des civiles, des femmes, des enfants et des hommes sont tués ou blessés, forcés à l’exil, dépossédés et démunis. Même les hôpitaux et les convois humanitaires sont pris pour cible » a noté Guteress. Face à cette situation macabre que traverse l’humanité, le responsable a tenu à affirmer que « Dans ces guerres il n y a aucun gagnant, tout le monde est perdant ».
Connu pour être un orateur hors pair, Guteress a lancé un appel pour faire de 2017 une année de paix « engageons nous à faire de la paix notre priorité absolue. Faisons de l’année 2017 l’année ou nous tous citoyens, gouvernements et dirigeants auront tout fait pour surmonter nos différences » a déclaré le responsable de l’organisation septuagénaire en poursuivant : « de la solidarité et la compassion de notre vie quotidienne au dialogue et au respect quel que soit le clivage politique, des cessez le feu sur les champs de batailles aux compromis sur les tables de négociations pour parvenir à des solutions politiques, la paix doit être notre objectif et notre guide». Agé de 67 ans, le successeur du sud-coréen Ban Ki Moon a du pain sur la planche et c’est le moins que l’on puisse dire vue qu’il hérite d’une institution en pleine crise qui a été incapable de régler les conflits en Syrie et au Yémen. Plein d’ambition et surtout détenteur d’une grande expérience notamment sur la question des réfugiés, Guterres celui que l’on surnomme le réformateur veut faire bouger les choses. D’ailleurs il a déjà fait part de sa volonté de simplifier la bureaucratie onusienne, mieux communiquer et aller vers une meilleure représentation des jeunes, des femmes et des pays émergents.