Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrazak Mokri, a présidé samedi la rencontre annuelle des structures du bureau de wilaya de son parti à Alger.

A cette occasion, il a évoqué en long et en large les prochaines élections législatives. Devant un important parterre de militants, Mokri a appelé à l’impératif de la tenue « d’élections transparentes et crédibles ». Qualifiant les prochaines échéances électorales de 2017 de tournant décisif dans l’histoire de l’Algérie, le patron du MSP expliquera que la tenue de ces élections dans la transparence permettra d’atteindre « le consensus national et sortira le pays de la mauvaise gestion». « La tenue d’élections législatives honnêtes, libres et transparentes et la formation d’un gouvernement consensuel favoriseront une économie productive permettant de sortir de la crise que traverse le pays en moins de dix ans et assurera un important développement du pays sur tous les plans», soutiendra-t-il dans le même ordre d’idées. Le premier responsable du MSP a appelé dans ce cadre les partis politiques à unir leurs efforts lors des prochaines élections législatives et locales « pour la surveillance des élections » « afin de favoriser l’option d’un gouvernement consensuel, et ce en dépit de la diversité de leurs idéologies et de leurs positions ». Selon lui, ce gouvernement consensuel devra être formé par des compétences algériennes, peu importe leurs appartenances politiques. A ses yeux, « le consensus politique entre les différents partis est nécessaire pour sortir de la crise, renforcer l’Etat de droit et réaliser le développement national nécessaire au pays ». Mokri n’a pas manqué de souligner à cet égard que l’austérité concernait tout le monde sans exception tout en soutenant que le MSP «est en mesure de mener les Algériens dans la revendication pacifique de leurs droits par le changement et la réforme».
Dans ce contexte, il a indiqué que le prochain gouvernement aura comme mission l’assurance d’une transition économique et politique du pays, ceci à travers l’élaboration d’un point de vue commun dans la gestion de la période actuelle. En outre, Abderrezak Mokri a insisté sur la liberté du peuple dans son choix politique, arguant que c’est le premier décideur du sort du pays, et que son choix doit être respecté dans tous les cas. Concernant la situation économique du pays, le président du MSP a évoqué la possibilité du retour de l’Algérie vers l’endettement extérieur, remettant en question la mauvaise gestion des recettes colossales du pays lors des années où les cours du pétrole ont enregistré une tendance haussière sans précédent. Selon lui, «l’Etat aurait pu diversifier ses investissements économiques sans avoir à se soucier des prix du baril de pétrole ».
Abordant le bilan de 2016, le président du MSP a soutenu que l’année qui s’est achevée s’est caractérisée par « l’absence de consensus politique et le monopole de la pensée unique, qui sont à l’origine de l’incapacité d’analyse prospective ».